Archives pour la catégorie poèmes

Fragments

« Mais je ne puis pas ne pas connaître 
que je viens d’être pris par la main. 

Pour la première fois depuis bien longtemps
je ferme les yeux.
Sur la paix de mon cœur. 
Je n’ai plus à chercher mon chemin.

On ne peut pas m’empêcher de fermer les yeux si je suis heureux. 
Un peu comme les portes ou les fenêtres des granges.

On les ferme une fois qu’elles sont pleines. 
Tu es en moi comme une provision merveilleuse.

Bien sûr je te ferai mal. 
Bien sûr tu me feras mal. 
Bien sûr nous aurons mal. 
Mais ça, c’est la condition de l’existence. 
Se faire printemps, c’est prendre le risque de l’hiver. Se faire présent, c’est prendre le risque de l’absence…

… Et moi, c’est à mon risque de peine que je connais ma joie. »

Antoine de Saint Exupéry – Lettre a Nathalie .

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J’aurai pu te retenir, je ne l’ai pas fait

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J’aurai voulu te dire toutes ces choses

J’aurai aimé telles les roses
M’ouvrir à toi et m’épanouir
J’aurai tellement aimé te dire
Ce qu’il y avait dans mes pensées
M’aurais tu écouté ? Ma voix s’est enrouée
Aucun de mes mots n’est sorti, j’étais tétanisée
J’aurai pu te l’écrire, mais ma plume avait séchée
Mes mains tremblantes, moites comme immobilisées
Par la pudeur de mes sentiments, je n’ai rien dit, rien fait
J’aurai pu te retenir, je ne l’ai pas fait
Dans les bras d’une autre, tu t’étais envolé
Je n’ai pas de regret, sache simplement
Que moi je t’aimais………
©Ecrits d’une étoile

Amour secret

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Ô toi d’où me vient ma pensée,

Sois fière devant le Seigneur !

Relève ta tête abaissée,

Ô toi d’où me vient mon bonheur !

Quand je traverse cette lieue

Qui nous sépare, au sein des nuits,

Ta patrie étoilée et bleue

Rayonne à mes yeux éblouis.

C’est l’heure où cent lampes en flammes

Brillent aux célestes plafonds ;

L’heure où les astres et les âmes

Échangent des regards profonds.

Je sonde alors ta destinée,

Je songe à toi, qui viens des cieux,

A toi, grande âme emprisonnée,

A toi, grand coeur mystérieux !

Noble femme, reine asservie,

Je rêve à ce sort envieux

Qui met tant d’ombre dans ta vie,

Tant de lumière dans tes yeux

Moi, je te connais tout entière

Et je te contemple à genoux ;

Mais autour de tant de lumière

Pourquoi tant d’ombre, ô sort jaloux ?

Dieu lui donna tout,hors l’aumône

Qu’il fait à tous dans sa bonté ;

Le ciel qui lui devait un trône

Lui refusa la liberté.

Oui, ton aile, que le bocage,

Que l’air joyeux réclame en vain,

Se brise aux barreaux d’une cage,

Pauvre grande âme, oiseau divin !

Bel ange, un joug te tient captive,

Cent préjugés sont ta prison,

Et ton attitude pensive,

Hélas, attriste ta maison.

Tu te sens prise par le monde

Qui t’épie, injuste et mauvais.

Dans ton amertume profonde

Souvent tu dis : si je pouvais !

Mais l’amour en secret te donne

Ce qu’il a de pur et de beau,

Et son invisible couronne,

Et son invisible flambeau !

Flambeau qui se cache à l’envie,

Qui luit, splendide et clandestin,

Et qui n’éclaire de la vie

Que l’intérieur du destin.

L’amour te donne, ô douce femme,

Ces plaisirs où rien n’est amer,

Et ces regards où toute l’âme

Apparaît dans un seul éclair,

Et le sourire, et la caresse,

L’entretien furtif et charmant,

Et la mélancolique ivresse

D’un ineffable épanchement,

Et les traits chéris d’un visage,

Ombre qu’on aime et qui vous suit,

Qu’on voit le jour dans le nuage,

Qu’on voit dans le rêve la nuit,

Et les extases solitaires,

Quand tous deux nous nous asseyons

Sous les rameaux pleins de mystères

Au fond des bois pleins de rayons ;

Purs transports que la foule ignore,

Et qui font qu’on a d’heureux jours

Tant qu’on peut espérer encore

Ce dont on se souvient toujours.

Va, sèche ton bel œil qui pleure,

Ton sort n’est pas déshérité.

Ta part est encore la meilleure,

Ne te plains pas, ô ma beauté !

Ce qui manque est bien peu de chose

Quand on est au printemps vermeil,

Et quand on vit comme la rose

De parfums, d’ombre et de soleil.

Laisse donc, ô ma douce muse,

Sans le regretter un seul jour,

Ce que le destin te refuse

Pour ce que te donne l’amour !

Victor hugo

La tulipe.

Madrigal Au soleil.

Bel astre à qui je dois mon être et ma beauté, 
Ajoute l’immortalité 
A l’éclat non pareil dont je suis embellie ; 
Empêche que le temps n’efface mes couleurs : 
Pour trône donne-moi le beau front de Julie ; 
Et, si cet heureux sort à ma gloire s’allie, 
Je serai la reine des fleurs.

La tulipe.  dans poèmes tulip-flowers_422_79991

Pierre Corneille.


Salam!

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cleopatra

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